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Trois lignes vertes d'assistance formées sur les éléments clés de la prise en charge des cas de violences basées sur le genre à distance pendant la COVID-19

En tant que chef de file des interventions de prévention et de réponse à la Violence Basée sur le Genre (VBG) dans les situations humanitaires, UNFPA continue à renforcer les capacités des prestataires de services pour assurer la continuité de l’offre des services, même pendant la COVID-19. C'est ainsi que du 7 au 10 juillet 2020, 20 opérateurs (9 femmes et 11 hommes) des lignes d'assistance 116, 109, 113 ont été formées sur les éléments clés de la prise en charge des cas de violences basées sur le genre (VBG), à savoir: Comprendre les concepts de VBG; comprendre les causes, les conséquences, les facteurs et les types de cas de VBG les plus fréquents; analyse approfondie du système de référencement des cas VBG en général et en particulier au Burundi; comprendre le rôle important que doivent jouer les gestionnaires des lignes vertes et la coordination efficace à mettre en place; partager la cartographie mise à jour des prestataires de services, les éléments clés des premiers soins psychosociaux pour les survivants, y compris à distance; recyclage sur les principes qui guident l’assistance aux survivants de la VBG.

« Nous venons de passer 4 jours de formation sur la lutte contre les VBG en période de COVID-19. Par définition les VBG sont toute violence commise à autrui usant de la force, sans consentement au préalable et en utlisant votre position dans la societé. La différence entre le genre et le sexe est que le sexe est les caractères physiques qui distinguent l’homme et la femme qui ne changent pas tandis que le genre change en fonction de culture, pouvoir, société », témoigne OP1 Isidore NYANDWI au sortir de la formation.


OP1 Isidore Nyandwi, Directeur Général de la protéction civile et de la gestion des catastrophes.
Photo UNFPA Burundi/ Yves Iradukunda

OP1 Isidore NYANDWI a aussi indiqué que l’accueil réservé aux victimes des VBG à travers les lignes vertes doit être amélioré; il faudra garantir la sécurité des victimes avec qu'ils interagissent. En effet, l’information qu’elles partagent doit être traitée avec confidentialité et leur montrer l’empathie, la compassion durant l’écoute. Pour ce, il faut encourager les acteurs, surtout les opérateurs des lignes vertes, à collaborer dans l'assisatnce aux victimes des VBGs, mettre en place et renforcer le système de référencement des victimes VBG. Cette formation fut également une opportunité de connaitre les autres opérateurs des lignes vertes et les autres acteurs dans le secteur de lutte contre les VBGs.

"Les mesures de confinement, une fois décidées, risqueraient d’avoir un impact sur la lutte contre les VBG. La peur réside en ce que les services de prévention et réponse contre les VBGs devraient diminuer dans la mesure où les ressources seront orientées vers la lutte contre la COVID-19 et cela risquerait de s’aggraver », alerte Jacqueline Ndikumana, de la Croix Rouge du Burundi.

« Très bénéfiques aux opérateurs des lignes vertes », termine Didier K Gahungu. « C’était une formation intéressante surtout pour les opérateurs des lignes vertes. Utiliser les lignes vertes est un atout dans la lutte contre les VBG. En effet, elle donne des réponses aux victimes VBG, dissipe l’ignorance et peur des communautés. Les lignes vertes permettent l’anonymat et confidentialité", indique-t-il. Pour permettre l’efficacité de ces dernières, il a ajouté qu'il faut que tous les intervenants travaillent en synergie dans la réponse contre les VBG. Un seul partenaire ne peut pas être efficace et intervenir partout. Il faut aussi renforcer les connaissances pour une réponse appropriée et une sensibilisation des communautés pour une appropriation des lignes d’assistance. Certes, cette formation a été très bénéfique, mais pas suffisante d'après toujours Didier K Gahungu. D’autres formations et informations sont d'après lui nécessaires et demande à être soutenu dans les campagnes de sensibilisations et visibilité des lignes vertes afin qu'ils puissent travailler 24h/24 et 7jours/7.


Didier K Gahungu, coordonnateur de la ligne d'assistance 116, direction de l'enfant et de la famille au
Ministère en charge du Genre. Photo UNFPA Burundi/ Yves Iradukunda

Cette formation fut aussi une opportunité d’échange d’expériences : travail en synergie d’interventions et suivi des victimes VBG ; Sensibilisation sur le COVID-19 et comment renforcer le système de référencement. La formation aura également permis aux gestionnaires de lignes vertes de se familiariser avec la Prévention de l’Exploitation et Abus Sexuels et le rôle qu'ils doivent jouer. Les quatre jours ont été une excellente occasion pour les gestionnaires de la ligne verte de partager leur expérience et d'explorer des mécanismes pour collaborer et se compléter mutuellement afin de garantir que les survivantes de la violence basée sur le genre reçoivent une assistance adéquate, en particulier pendant la COVID-19.

Les résultats de post test ont montré une augmentation au niveau des connaissances sur les thèmes développés. En effet, 92 % de participants ont eu plus de 70% au post test contre 52 % au pre-test. UNFPA compte organiser les suivis post-formation en vue de s’assurer de la mise en application des acquis de cette formation.

Par Yves Iradukunda