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Visite Conjointe au Centre Urumuri en Province de Gitega

30 March 2017
 Visite Conjointe au Centre Urumuri en Province de  Gitega

Le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) en compagnie de ses partenaires tel que le PNSR, l’Ambassade de la France au Burundi et l’Union Européenne a effectué une visite conjointe au centre Urumuri, le samedi 25 Mars 2017. Ceci c’était dans l’optique de prendre connaissance des réalisations de ce centre se trouvant au sein de l’hôpital régional de Gitega en matière de réparation des fistules obstétricales et ce pour un éventuel appui financier.

 

En effet, le Burundi figure parmi les pays qui enregistrent la prévalence élevée des fistules obstétricales estimée à 3550 cas avec une incidence de 750 par an. Dans 62% des cas, les femmes souffrantes des fistules obstétricales perdent leurs bébés à la naissance. De plus, elles se retrouvent souvent abandonnées par leurs maris et leurs familles mais aussi mises à l’écart au sein de leurs communautés respectives.

Durant cette visite conjointe, il a été question de s’entretenir avec le Directeur de l’Hôpital et les prestataires d’une part, et d’autre part échanger avec les femmes opérées et celles à opérer. L’entretien avec le directeur de l’hôpital régional de Gitega a porté sur les réalisations du Centre Urumuri dans le traitement des fistules obstétricales ainsi que les défis et les solutions connus par ce centre pour améliorer la qualité des services offerts aux femmes fistuleuses. Lors de ces échanges, l’Ambassadeur de France au Burundi a apprécié le travail accompli par l’équipe de l’hôpital et l'intégration effective des services de traitement des fistules obstétricales dans le paquet des activités de l’hôpital.

Toutefois, il a été constaté que l’effectif des femmes qui sont opérées annuellement diminue chaque année. Cela a pu être justifié par le fait que le centre ne reçoit plus d’appui pour effectuer le dépistage actif des femmes souffrant des fistules obstétricales. Une autre cause de cette baisse de femmes traitées, c’est la pauvreté et la vulnérabilité qu’elles connaissent les empêchant à avoir un ticket pour se rendre à ce centre de traitement des fistules ou pour retourner dans leurs communautés.

Cette délégation en visite conjointe s’est engagée à tout faire pour améliorer la situation de ces femmes fistuleuses. Il a été pour exemple recommandé qu’il y’ait renforcement du plateau technique du centre Urumuri au travers l'octroi d’équipements et d’autres produits et matériels qui seront précisés par l’équipe du Centre Urumuri ; le renforcement des capacités des médecins de ce centre en privilégiant aussi la coopération Sud-Sud pour pouvoir opérer les cas complexes mais aussi l'extension et l’équipement des locaux du centre (bloc opératoire, réfectoire, etc.)

En outre, il a été proposé de renforcer le suivi post-opératoire sur terrain et le dépistage actif des nouveaux cas mais aussi de renforcer le suivi postopératoire sur terrain et le dépistage actif des nouveaux cas.

Précisons que UNFPA a profité de cette occasion pour remettre au Centre Urumuri des équipements constitués par un téléviseur pour les bénéficiaires afin de leur permettre de suivre des émissions et films éducatifs, deux ordinateurs avec une imprimante pour le suivi et évaluation des activités.